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LA RÈGLE DU JEU : modèle théorique

Image
Principe
​
La règle du jeu est un système sémiotique qui met en relation un opérateur, une cible, un rapport d’activité et un flux de données pour des mesures psychophysiques d'activités.

Dans ce cadre, les données — issues d’une mesure physique ou d’une série temporelle pseudo-aléatoire dépendante — se corrèlent de manière non-locale et atemporelle au rapport d’activité.

L’opérateur n’agit pas sur les données : il institue la relation. Le hasard n’est pas le moteur du système, mais un support possible de l’émergence corrélative.


Ce système semble fonctionner comme une sorte d'EEG virtuel sans capteur, capable d’extraire des informations psychophysiologiques à distance et dans une temporalité atemporelle.

Source de données
Les informations psychophysiologiques sont extraites d'instruments de mesures physiques détournés ou à partir de données pseudo aléatoires, telles que des séries chronologiques, composées d’une valeur fixe et d’écarts aléatoires. Dans tous les cas, il doit s'agir de séries dépendantes sous formes de chaines temporelles.

Les implications philosophiques
La règle du jeu prête une formée conscience à un système mathématique et ouvre la perspective d'une lecture panpsychique qui fait de la conscience une force physique fondamentale, pouvant précéder même la matière.


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Formalisation mathématique

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Quelques pistes de références théoriques

1. Physique classique :
  • Théorie des systèmes dynamiques (Henri Poincaré, Lorenz) : On pourrait s'intéresser aux travaux autour des systèmes dynamiques et du chaos, où de petites perturbations initiales peuvent entraîner des comportements imprévisibles à grande échelle (effet papillon). Le hasard y joue un rôle similaire à celui que tu décris dans ta théorie, bien qu'ici il s'agisse d'un chaos déterministe.
  • Théorie de l'information (Claude Shannon) : Le lien entre information, mesure et système est central dans la théorie de Shannon, qui définit l'information en termes d'incertitude et de probabilités. On peut rapprocher l'idée du hasard comme source d'informations dans la règle du jeu de cette approche.​
  • Observation structurante (John Weeler) : Selon ce théoricien de la physique, la conscience joue un rôle actif dans l'univers dont l'observation pourrait structurer la réalité. Il résume sa vie de recherche en trois étapes : les particules, le temps et l'information.
2. Physique quantique :
  • Principe d'incertitude d'Heisenberg : L'idée que l'observation peut influencer la réalité observée et que certaines informations sont fondamentalement indéterminées avant la mesure résonne avec l'idée que l'opérateur dans ce système capte des informations psychiques non-locales. C’est aussi un parallèle avec l’incertitude inhérente à toute mesure quantique.
  • Intrication quantique (Einstein-Podolsky-Rosen, Bell) : Les particules intriquées partagent des états instantanément à distance, ce qui pourrait offrir un parallèle intéressant pour la notion de non-localité dans les mesures psychomotrices à distance.
  • Théorie de l’univers-bloc (Gödel, Minkowski) : En relativité, le concept d'univers-bloc considère le passé, le présent et l'avenir comme coexistant, ce qui pourrait enrichir l'idée d’un accès atemporel à des informations par le biais de La règle du jeu. Des philosophes comme Gödel ont exploré ce modèle temporel à partir des équations de la relativité générale.
  • La conscience dans l'interprétation de la physique quantique (Eugène Wigner) : Pour Wigner, seule la conscience de l'observateur peut "collapser" la fonction d'onde en mécanique quantique.
  • Théorie de l'effondrement de la fonction d'onde (Roger Penrose) : Penrose a proposé que la conscience pourrait jouer un rôle dans l'effondrement de la fonction d'onde quantique. Cela rejoint l'idée d'une interaction entre conscience et mesure, où l'opérateur capterait des informations psychiques en lien avec des événements futurs ou passés.
3. Physique alternative et métaphysique :
  • Théorie de la conscience non-locale (David Bohm, Karl Pribram) : Bohm a introduit la notion d'ordre implicite dans lequel toutes les parties de l'univers sont connectées de manière non-locale. Pribram, en parallèle, a proposé un modèle holographique de la conscience où chaque partie contient l'information du tout. Ces théories pourraient soutenir notre modèle d'interaction à distance, dans lequel l'inconscient est lié à une structure globale.
4. Parapsychologie
  • Connexion non-locale entre conscience et systèmes physiques (Dean Radin) : Ce chercheur en parapsychologie a montré que des participants pouvaient modifier des sorties de GNA par l'intention.
  • Modèle d'Orphée (Thomas Rabeyron) : Dans Codex Anomalia, il développe l'idée d'ordre ontique, un niveau de réalité dans lequel esprit et matière sont en connexion. Il évoque aussi l'hypothèse  d'une conscience non-locale et atemporelle sur les modèles de l'inconscient collectif de Jung ou des champs mophiques de Rupert Sheldrake.
  • Modèle de l'intention dirigée (Helmut Schmidt) : Pionnier de la parapsychologie expérimentale, a utilisé des générateurs de nombres aléatoires (GNA) pour tester si la conscience humaine pouvait influencer des processus aléatoires.​
  • Le Global Consciousness Project (Roger Nelson) : Ce projet analyse les corrélations entre des événements globaux significatifs et des fluctuations dans des générateurs de nombres aléatoires répartis dans le monde entier.
  • Modèle holographique de la conscience (Karl Pribram et David Bohm) : La réalité serait un "ordre implicite" (Bohm), où toute information est accessible à tout point.
4. Philosophie :
  • Théorie des systèmes (Ludwig von Bertalanffy) : C'est une référence clé pour soutenir l'utilisation du terme "système". Bertalanffy a développé la théorie générale des systèmes, où les systèmes complexes sont interconnectés et interagissent en fonction de l'information qui circule entre leurs composants. Le modèle de La Règle du Jeu pourrait être vu comme un système psycho-physique dans ce cadre.
  • Philosophie du temps (Henri Bergson, J.M.E. McTaggart) : Bergson propose une conception fluide et subjective du temps, en opposition au temps physique, tandis que McTaggart explore l’idée de temps A et B (passé, présent, futur coexistant). 
  • Panpsychisme (Galen Strawson, Alfred North Whitehead) : Le panpsychisme soutient que la conscience ou l'expérience mentale est une caractéristique fondamentale de l'univers.
5. Informatique et Complexité :
  • Théorie des automates cellulaires (John von Neumann, Stephen Wolfram) : L'idée que des systèmes simples peuvent générer des comportements extrêmement complexes en fonction de règles simples est une référence potentiellement pertinente pour notre théorie. Les règles du jeu pourraient s'inscrire dans ce cadre où des structures apparaissent à partir de mécanismes apparemment aléatoires.
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